A LA DECOUVERTE DU VATICAN avec Daniel Silva: L’ordre (Editions Harper Collins France)

«  Le dôme de la basilique inondé de lumière, dont la gloire originelle avait été restaurée, s’élevait au loin, menaçant. Ils suivirent la courbe de la colonnade Bernin jusqu’à la porte Sainte-Anne, où un garde suisse leur fit signe d’entrer. (…) La voiture remonta lentement la Via Sant’Anna – laissant derrière elle la caserne de la Garde suisse, l’église sainte-Anne, l’imprimerie et la banque du Vatican – avant de s’arrêter sous une arche menant à la cour Saint-Damase. (…) Le Domus Sanctae Marthae, ou résidence Sainte-Marthe était le bâtiment à cinq étages situé à la limite sud de la Cité-Etat, où logeaient les ecclésiastiques. (…) La chapelle Sainte-Marthe occupait un petit bout de terrain triangulaire coincé entre le flanc sud de la résidence et le mur extérieur kaki du Vatican. (…) Afin d’éviter la foule de la place Saint-Pierre, la voiture entra discrètement dans le Vatican par l’accès motorisé près du palais du Saint-Office. De là, elle contourna l’arrière de la basilique et s’arrêta dans une petite cour au pied de la chapelle Sixtine. »

Le pape Paul VII meurt dans la chapelle privée du Vatican. Cette version officielle ne convainc pas l’archevêque Luigi Donati, son secrétaire privé. Plusieurs indices suspects attirent son attention. Les déclarations de Domenico Albanese, le camerlingue, ne cadre pas avec ses constatations. Et surtout, la lettre que le pape avait commencé à écrire à son ami Gabriel Allon, le chef des services secrets israéliens, a disparu. Donati prévient ce dernier et lui demande d’enquêter sur les causes réelles de la mort du souverain pontife. Allon qui est en vacances à Venise avec sa femme et ses deux enfants et restaure un tableau de maître, accepte de rencontrer Donati à Rome. Aucune autopsie du cadavre n’est possible parce qu’il a déjà été embaumé. De plus, le camerlingue refuserait toute enquête sur un éventuel homicide du pape parce qu’il s’en tient aux explications initiales. Donati lui-même est dans une situation difficile parce qu’il a passé la soirée fatale en dînant avec une amie très chère et qu’il ne fait pas partie du conclave des prélats qui intriguent déjà en vue de l’élection du nouveau pape. En outre, sa fonction de secrétaire privé a pris fin avec la mort du pape et le laisse sans pouvoir ni influence. (suite…)

A LA DECOUVERTE DE NUUK (GROENLAND) (DANEMARK) avec Mads Peder Nordbo: La fille sans peau (Editions Actes Sud et Babel noir)

« Les deux collègues passèrent devant le bâtiment couleur rouille de la poste, longèrent la nouvelle aile du centre commercial et traversèrent la rue près de l’hôtel Hans-Egede. (…) Aucune route ne reliait Nuuk au reste du monde. La ville et ses seize mille habitants étaient cernés par les montagnes et la mer. (…) Elle se dirigeait vers les dernières constructions de la presqu’île. A sa gauche se dressaient plusieurs immeubles récents de six étages, aux façades décorées de peintures murales. A sa droite, dans la pente aboutissant aux eaux glacées de l’Atlantique nord, on voyait des maisons en bois de différentes tailles et couleurs. (…) Ils tournèrent au coin des rues Tuapannguit et Kuusuaq. Au loin se dressait l’Ukkusissat. A l’époque de Jakob, la montagne s’appelait la Grosse Malène. (…)Entre les rochers se cachait une myriade de petites plantes naines. Graminées, camarine noire, myrtilles, thym arctique, saules nains, lichens jaunes et minuscules fleurs boréales formaient un tapis souple, mais piquent sous les doigts. Il s’étalait à l’infini.  »

Matthew Cave est journaliste à Nuuk. Fils d’un militaire américain basé à Thulé qui l’a abandonné à l’âge de quatre ans, il a vécu avec sa mère au Danemark. Il s’est marié avec Tine qui est morte dans un accident de la route alors qu’elle était enceinte. Matthew qui était au volant a survécu. Il est retourné à Nuuk pour tenter d’y refaire sa vie après ce drame.

Avec son photographe, il accompagne des policiers et des scientifiques à un endroit où un glacier a rendu un corps momifié. Contrairement au premier avis des chercheurs, il ne s’agit pas de l’un des premiers colons nordiques débarqués six cents ans plus tôt mais du cadavre d’un homme mort dans les années 1970. A la demande des archéologues, la dépouille est laissée sur place sous la surveillance d’un policier. Le lendemain, celui-ci est retrouvé mort, éventré, éviscéré, la peau écartée. La momie n’est plus là. (suite…)

IMAGES DE L’OUTBACK AUSTRALIEN: The tourist

Cette série de six épisodes de 57 minutes a été créée par Jack et Harry Williams pour HBO Max. Elle a été coproduite entre les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et l’Australie.

Elle a été diffusée en Australie en janvier 2022 et en France par France 2 en juin 2022.

Réalisée par Chris Sweeney, elle est, notamment, interprétée par Jamie Dornan (Elliot Stanley), Danielle Macdonald (Helen Chambers), Shalom Brune-Franklin (Luci Miller), Damon Herriman (Daclan Rogers), Olafur Darri Olafsson (Billy Nixon) et Alex Dimitriades (Kostas Panigiris).

Un homme roule seul dans l’outback quand un gros poids lourd le tamponne. Une poursuite s’engage. Il croit l’avoir semé quand son véhicule se fait percuter sur le côté. Il se réveille sur un lit d’hôpital. Il est amnésique. Il ignore son nom et a oublié son passé.

Helen, une policière stagiaire, complexée par son surpoids, sous la coupe d’un fiancé qui la rabaisse en permanence, interroge l’inconnu qui ne se souvient de rien. Dans son pantalon, il trouve un morceau de papier qui donne un rendez-vous dans un restaurant le lendemain à une heure donnée et une table précise. Malgré ses blessures, il décide de s’y rendre. Il parle avec la patronne et Luci, une serveuse. Comme il ne voit personne venir, il sort de l’établissement aidé par Luci lorsque le bâtiment est secoué par l’explosion d’une bombe. Il se réfugie chez un couple de retraités qui l’héberge. (suite…)

A LA DECOUVERTE DE PORTSMOUTH (GRANDE-BRETAGNE) avec Graham Hurley: L’autre côté de l’ombre (Editions du Masque et Folio policier)

« Le Camber se trouvait au cœur de Portsmouth. La ville avait grandi autour de cet ancien port qui servait toujours de mouillage pour une forêt de bateaux de pêche et de plaisance. (…) Craneswater était le quartier de prédilection des gens influents de Southsea. De larges avenues bordées d’arbres menaient aux bords de la mer les plus calmes de la ville, et de nombreuses villas de style edwardien offraient des vues imprenables sur le Solent vers l’île de Wight. (…) Il décrivit le port, le HMS Victory, les musées de renommée mondiale aux quatre coins du chantier naval. (…) Il décrivit les nouveaux centres commerciaux tape-à-l’œil, les immeubles d’habitation sur le port, les marinas pleines de yachts de haute mer. En outre, la municipalité avait eu le cran de financer le plus beau fleuron de Pompey, la tour Spinnaker, cent soixante-dix mètres de béton dressés vers le ciel, fantastique patère à laquelle la ville pouvait enfin accrocher son chapeau. (…) Ce panorama (…) était encadré, d’un côté, par les remparts gris et trapus du château de Southsea et, de l’autre, par le haut pilier du mémorial de guerre qui se dressait sur le front de mer. »

Jonathan Mallender, un promoteur immobilier, est tué d’une balle dans la tête, vers trois heures du matin, dans la maison de vacances qu’il louait à Portsmouth. Pour l’inspecteur Joe Faraday et son équipe, le mode opératoire est celui d’un tueur à gages.

Les caméras de vidéosurveillance de la circulation révèlent deux passages d’une Mercédès déclarée volée autour de l’heure du crime. Les images sont de trop mauvaise qualité pour permettre d’identifier les occupants. Si le meurtre est l’œuvre d’un professionnel, qui est son commanditaire ?

La victime était un margoulin qui s’était rapidement enrichi. Il achetait à bas prix des commerces qui périclitaient ou qu’il faisait péricliter. Puis il revendait les sites avec une forte plus-value à des investisseurs qui y construisaient des résidences haut de gamme. Lors de ses passages à Portsmouth où il était sur un gros coup, il fréquentait souvent la même prostituée. (suite…)

A LA DECOUVERTE DES BERGES DU PÔ (ITALIE) avec Valerio Varesi: La maison du commandant (Editions Agullo et Points)

« Il s’était ensuite promené sur la digue, accompagné par les envols paresseux des corneilles et par le lourd débit du fleuve, grossi par une semaine de pluie. (…) Le commissaire retourna à Sacca en reprenant l’Asolana sur quelques kilomètres. Des poids-lourds revenaient du pont de Casalmaggiore en direction de Parme. (…) Ce fut au tour de la silhouette massive de la digue de Sacca d’apparaître devant ses yeux. Le commissaire s’arrêta sous le terre-plein, sur la place de l’église. Il remonta à pied le chemin de halage, redescendit au port nautique. Le Pô avait baissé, le courant ne passait plus qu’à un mètre au-dessous de la digue. (…) Il allait par-dessus les toits et les sommets des arbres, au cœur du ciel bas de la plaine qui descend caresser la terre. A part l’eau, rien n’atteignait le faîte du seul relief de ce paysage plat. (…) Il roula en suivant la berge en direction de Brescello, Boretto, Gualtieri, Guastalla… Les villages surgissaient et disparaissaient dans la vapeur épaisse : une succession de murs trempés et de cours encombrées de rues sans vie. »

Un substitut du procureur charge le commissaire Soneri de se rendre sur les chemins du halage le long du Pô pour y surprendre des groupes de pêcheurs de silure venus de Slovaquie et de Hongrie qui feraient circuler des armes. Peu convaincu, Soneri reçoit un appel de son adjoint qui lui annonce qu’une bande de malfaiteurs a, une nouvelle fois, fait exploser le distributeur automatique d’une banque pour dérober son contenu. Les bandits ont pris la fuite en direction des environs du fleuve où se trouve le commissaire. Il ne tarde pas à apercevoir le véhicule qu’il prend en chasse mais finit par perdre de vue. Il croit que les fuyards sont montés à bord d’un bateau. Il monte dans l’embarcation d’un ami mais le brouillard les contraint à renoncer à la poursuite. (suite…)

A LA DECOUVERTE DE MARSEILLE (FRANCE) avec Maurice Gouiran: Sous les pavés, la rage (Editions Jigal)

« Tous les cortèges convergeaient vers le monument des Mobiles, face aux Réformés. (…) A quelques mètres du monument dominé par une République martiale tendant son épée menaçante vers l’église des Réformés. (…), le kiosque à musique s’érigea rapidement en tribune. (…) Le soleil illuminait les façades de la Caneb et la brise légère qui faisait frissonner les platanes du square Stalingrad ne parvenait pas à masquer la douceur de l’air. (…) Les trois compères arrivèrent devant la Fac qu’ils contournèrent par le rue Gozlan puis descendirent celle du 141è RIA pour se retrouver sous les grands platanes du boulevard National. (…) Il dévala le chemin de la Madrague, Arenc, le boulevard de Paris, la porte d’Aix, le boulevard des Dames, le Vieux Port, la rue Paradis. Marseille sombrait dans la somnolence. (…) La mob dévala la rue du docteur Escat et s’engouffra dans la rue Saint-Sébastien. (…) Au lieu de descendre le boulevard Bernabo pour regagner son studio, il vira dans la rue de Lyon qu’il suivit jusqu’à Saint-Antoine avant d’emprunter la nationale vers Aix. »

Saint-Apostasie, un village, fictif, en Haute-Provence. Du 26 au 30 mai 1968, sept hommes sont assassinés : un retraité, un épicier, deux syndicalistes cheminots, un notaire, un employé d’une conserverie et le maire de la localité, contremaître dans la même entreprise. Le meurtrier a utilisé divers objets contondants pour leur fracasser le crâne : une statuette, un manche de pioche, une massette, un buste napoléonien, une boule de pétanque et une pelle, tous appartenant aux victimes. (suite…)

COUP DE COEUR: Sous le soleil éternel de Finlande de Antti Tuomainen (Fleuve Editions et 10/18)

Jorma Leivo est le nouveau propriétaire d’un village-vacances au bord de la Baltique. Il l’a renommé Palm Beach Finland et le qualifie de plage la plus chaude de Finlande, ce qui est tout relatif puisque les températures supérieures à vingt degrés y sont rares. Mais précisément, Leivo déteste la chaleur et croit que beaucoup sont dans son cas. Il a grandes ambitions. Il veut que sa plage soit de niveau international à l’images de celles de Saint-Tropez ou de Nice. Il voit grand, veut organiser la pratique de toutes sortes de sports, ouvrir des restaurants haut de gamme et même créer un port de plaisance. Pour cela, il lui faut acquérir le terrain voisin sur lequel se trouve la villa dont Olivia Koski a hérité de son père. Pour convaincre celle-ci de vendre, il fait appel à Chico et Robin, deux minables du village, pour faire pression sur elle. Leur expédition tourne mal. Ils jettent des pierres qui brisent des vitres de la maison et atteignent aussi Antero, un cambrioleur qui avait pénétré dans les lieux. Croyant avoir blessé Olivia, les deux vandales entrent à leur tour, se battent avec Antero et le tuent malencontreusement. (suite…)

LES ENQUÊTES DE KURT WALLANDER (Henning Mankell)

En janvier 1990, Kurt Wallander est inspecteur de la criminelle d’Ystad. Il a 42 ans. Ses cheveux bruns sont trop longs. Il mange mal et a sept kilos en trop. Sa fille Linda a 19 ans. Quatre ans plus tôt, elle s’est tailladée les veines. Depuis cette tentative de suicide, ses rapports avec son père se sont distendus. Il n’a toujours pas digéré son divorce avec Mona qui vit à Malmö. C’est pourtant celle-ci qui lui apprend que Linda vit avec Herman Mboya, un étudiant en médecine kenyan. Son père qui a près de 80 ans et qui peint sans arrêt des variations du même tableau le houspille à chaque rencontre. Un soir, il perd la tête. Wallander le retrouve avec une valise dans un champ et le fait hospitaliser. Avec sa sœur Kristina, qui est coiffeuse pour dames à Stockholm, il lui trouve une aide à domicile.

Dans « Meurtriers sans visage », il enquête sur un double meurtre sauvage d’un couple de vieux paysans puis sur l’assassinat d’un Somalien à coups de fusil. Pour le second, le mobile raciste est évident. Pour le premier, il hésite entre les pistes familiale et crapuleuse. Il conclut rapidement l’une des enquêtes et met plusieurs semaines à faire éclater la vérité pour l’autre presque par hasard. (suite…)

A LA DECOUVERTE DE SAINT-PIERRE (SAINT-PIERRE ET MIQUELON) avec Olivier Norek: Dans les brumes de Capelans (Editions Michel Lafon)

« La neige sur les toits, (…) se posant jusque sur la glace qui avait emprisonné les eaux de la lagune voisine du port de Saint-Pierre, donnant à l’île un air de gros gâteau crémeux. Et de tout ce blanc immaculé explosaient les couleurs des maisons. Rouges, bleues, vertes, orange, et leurs déclinaisons, comme une grenade dégoupillée dans un magasin de peinture. Certaines, entretenues, d’autres écaillées, les plus jolies n’étant pas toujours les premières. (…) L’île prenait la forme d’une baleine gueule ouverte dont la mâchoire inférieure partirait en fragments, créant en éclats de plus en plus réduits d’autres petites îles, voisines d’îlets, voisines de simples rochers affleurant à la surface de l’eau. (…) Saint-Pierre était sur la même ligne que l’océan et les bateaux posés dessus donnaient l’impression de parcourir la ville. L’un d’eux flottait sur le toit de l’église quand un autre sembla sortir par une fenêtre de grenier et traverser la rue pour rentrer au second étage d’une villa. (…) Face au funérarium se dressait la cathédrale de la ville aux murs roses pâle et au clocher de roche volcanique et juste en dessous de la statue de Saint Pierre. (…) (Il) chemina jusqu’à la fin de la route du Milieu, tourna plein ouest vers la route du cap aux Basques.»

Anna Bailly, 14 ans, disparaît, une nuit, de la maison familiale. Auparavant, quelqu’un, Anna elle-même ou son ravisseur, a déposé son petit frère nouveau-né dans le lit des parents. Le capitaine Russo qui mène l’enquête est perturbé par deux constats. La porte de la chambre de la jeune fille comporte les traces d’un verrou à l’extérieur de celle-ci. Les parents l’enfermaient-ils et pourquoi ? Le journal intime d’Anna, adroitement caché, accuse le père d’avoir abusé de sa fille.

Dix ans plus tard, les policiers sont sur la piste d’un criminel qui a enlevé neuf adolescentes dont les parents restent sans nouvelles. Leur perquisition d’une maison de banlieue isolée les conduit dans une cave où ils découvrent le cadavre d’une jeune fille qui avait disparu deux jours plus tôt. Au fond du cachot se tient Anna, bien vivante, qui a été retenue prisonnière par son kidnappeur pendant dix ans. La dépouille d’une autre victime est déterrée dans une forêt voisine. Où sont les autres adolescentes ? Anna, choquée, se mure dans le silence. (suite…)

SPECIAL NORMANDIE: A LA DECOUVERTE DE LA BOUILLE (FRANCE) avec Yvan Michotte: L’affaire Rouge Turner (Editions Le cargo imaginaire)

« Le village sur la berge d’en face était La Bouille. (…) C’était une petite bourgade, un mince cordon de maisons le long de la Seine. (…) On distinguait des arbres et une falaise derrière le village. L’église dans le milieu se détachait de l’ensemble par la hauteur de son clocher, tout en se fondant dans le paysage. (…) Il avait continué à marcher dans le village l’après-midi, en avait, pour ainsi dire, fait le tour. Il avait découvert, à travers des grilles ou derrière des murets, de nombreuses villas, toutes parfaitement entretenues. C’était des bâtisses du XIXème siècle ou antérieures, dans de beaux jardins, le long des quais. Le lieu avait du charme. Et puis se dressaient de belles demeures sur les flancs des collines derrière le village. De petites falaises s’étendaient là également et formaient un cordon blanchâtre peint sur le vert des arbres dominants. Les seules touches de modernité de l’endroit étaient une zone pavillonnaire avec des maisons claires à toits d’ardoise à l’entrée du village lorsqu’on venait de Rouen et un restaurant face au quai. »

Léo Demercx, un peintre, installe son chevalet, ses couleurs et le reste de son matériel au bord de la Seine lorsqu’il aperçoit une jeune femme vêtue d’un long manteau de velours violet à la lisière d’une rangée d’arbres. Elle s’éloigne. Il la suit, reçoit un coup sur la tête et reprend connaissance, attaché à un fauteuil. Du sang s’écoule de son poignet tranché et tombe dans un seau. Un personnage, un masque blanc sur le visage, vêtu de noir, le filme puis utilise son sang pour peindre un tableau.

Joshua Pastorius, un détective privé, reçoit une vidéo de la mise à mort du peintre. Elle est accompagnée d’un message qui lui demande de venir à La Bouille, en Normandie. (suite…)